Depuis le début de la pandémie mondiale de Covid 19, la mobilité urbaine a connu une véritable révolution. En effet, les projets et aides d’État se sont multipliés afin de mettre en place des aménagements cyclables dans la plupart des grandes villes d’Europe. Les autorités et les associations s’interrogent actuellement sur la pérennité de ce système. En résumé va-t’il y avoir un retour massif à l’automobile lorsque l’épidémie sera derrière nous ?

Une transition encore lente vers le 100% vélo

Pour les communes il s’agit avant tout de « rééquilibrer » les aménagements de l’espace public et de faciliter les trajets à vélo. On a remarqué une attente très forte des citoyens en termes d’infrastructures (parking à vélo, voies réservées, etc.). Cependant, comme l’organisation s’effectue encore à l’échelle régionale, il peut être difficile du point vu des dirigeants, de coordonner les actions et de notre point de vue de suivre ce qu’il se passe.

Partant de ce constat, la FUB (Fédération française des usagers de la bicyclette) a développé carto : un outil informatique très pratique pour pouvoir suivre l’évolution des transitions réalisées ou bien souhaitées par les usagers. Il s’agit d’une carte animée en temps réel rendant compte de l’ensemble des pistes cyclables d’Europe. 

Cet aménagement provisoire avait d’abord été imaginé pour faire face aux grèves de 2018. Néanmoins leur capacité à rendre possible la mobilité tout en respectant un maximum les distanciations sociales en vigueur, en ont fait le fer de lance du maintien de l’activité durant cette période troublée.

Le vélo : un geste barrière face au Coronavirus ?

Selon l’association Vélo&Territoire, le vélo peut se caractériser comme un geste barrière à part entière. Certes, de façon évidente, la bicyclette étant un moyen de transport personnel, on comprend que cela permet de respecter les distances, mais pas seulement. Le vélo permet d’éviter les engorgements de nos villes et de fluidifier les transports publics, qui sans cet apport de solution seraient surchargés. En outre, comme nous avions déjà pu le voir dans « Le vélo électrique : bon pour la santé ? », cette pratique permet, même avec l’ajout d’un moteur, de renforcer le système immunitaire et d’améliorer la qualité de l’air. 

Plusieurs associations prônant l’usage du vélo en ville s’étaient réunies en mai 2020 pour lancer une campagne de communication et de sensibilisation sur le sujet dans vous trouverez le visuel ci-dessous.

Coronavirus :  un accélérateur pour le vélo électrique ?

Les ventes de vélos sont en effet en forte progression depuis quelques années et en pleine explosion avec la pandémie. L’industrie européenne du vélo projette que près de 30 millions de vélos seront vendus par an d’ici 2030, c’est-à-dire une progression de 47% par rapport au niveau actuel. Cela signifie qu’au bout de la prochaine décennie, on vendra deux vélos neufs pour une voiture neuve en Europe.

Les constructeurs se multiplient et les coûts baissent souvent au détriment de la fiabilité et de l’impact écologique. C’est dans cette optique que chez Virvolt nous avons choisi de nous positionner en tout premier lieu sur la réutilisation des vélos déjà existants. Si la pandémie a accéléré la transition vers ce moyen de transport, cela a eu logiquement pour conséquence de faire baisser les prix. Néanmoins, il faut rester vigilant sur nos achats afin d’éviter que les événements de 2020 ne se reproduisent.

CONCLUSION

Si on compile les prédictions des industriels et des associations et que nous les mettons en parallèle avec la tendance générale sur 5 ans. Nous pouvons penser avec bon niveau de certitude que la cyclo logistique et la mobilité douce constitue constitue un véritable pilier de la révolution verte et annonce une modification en profondeur des habitudes de consommation.