Comment protéger son vélo contre le vol ?

Le vol est peut-être la plus grande peur du cycliste. Et pour cause, ce sont près de 400 000 vélos qui sont volés tout les ans en France, de quoi effrayer les usagers de la première route tout comme les plus expérimentés. Aujourd’hui Virvolt vous propose quelques astuces et conseils pour faire de vous un pro de l’antivol.

1. Choisir son antivol

Le choix d’un antivol efficace est le préalable à toute protection contre le vol. La majorité des fois, les freins au vol ne sont autre que la sécurité et la dissuasion, car aucun antivol n’est totalement inviolable ou incassable. Il s’agit ici de montrer les gros bras tout en étant efficace.

Il existe différents types d’antivols, dont les chaînes et les antivols en forme de U sont les plus courants. Sur ce point, il est indéniable que le U (pesant de 1 à 1.5kg) est de loin le plus efficace. On y préfère généralement une résistance bien plus grande et une serrure interne, contrairement à la chaîne qui est préférée pour sa praticité.

Vous pouvez d’ailleurs faire tester avant l’achat l’antivol de votre choix par le test au FUB proposé par Bicycode.org (https://www.bicycode.org/tests-antivols.rub-21/tests-antivols-fub.rub-23/). Ne pas hésiter à faire du zèle : car il vaut mieux investir plus de 10% du prix de son vélo dans une sécurité fiable que de le perdre.

Attention, certains cyclistes utilisent en journée des câbles extrêmement légers ou des spirales à codes, parfois très faciles à couper avec l’aide d’une simple pince.

2. Faire du zèle, mieux vaut investir dans la sécurité que dans un autre vélo.

Si un cycliste qui a seulement 3 ans de pratique a en moyenne presque 14 fois plus de chance de se faire voler qu’un cycliste avec plus de 15 ans de pratique, ce n’est pas un hasard. Généralement, les voleurs profitent des failles de la sécurité du vélo. Pour cela, comme dit plus haut, un bon antivol voire deux antivols dans les contextes les plus périlleux (nuit en grande ville) aura surtout pour impact de dissuader les plus courageux.

Dans de nombreux cas, ce n’est pas l’ensemble du vélo qui est volé mais parfois une partie : la roue avant, particulièrement simple à dévisser, ou encore la selle. Ceci s’explique notamment par le fait que la majorité des vélos en circulation utilisent des attaches rapides. On vous recommandera de passer aux boulons sécurisés qui permettent de sécuriser les composants amovibles du vélo, que ce soit les roues, la selle ou encore les sacoches latérales.

Pour les vélos éléctriques, on rappelera que la batterie est souvent une pièce de choix pour le vol, en plus d’être exposée à l’humidité ou aux grandes chaleurs. Autant l’emporter dans sa poche le temps de l’arrêt !

En accumulant les barrières, vous vous assurez le maintien en état de l’ensemble de votre moyen de transport et dissuadez toute personne mal intentionnée.

3. Le basique : Sécurisez tout vos arrêts, attachez vous en point fixe.

Vous passez à la boulangerie prendre une baguette, ou simplement le bonjour à un ami et laissez le vélo dans son immeuble. Il suffit d’un instant d’inattention et votre vélo peut subir une infraction. On conseillera deux attitudes essentielles :

  • Toujours attacher son vélo. Quelque soit le temps prévu d’arrêt, la logique reste la même : mieux vaut prévenir. Toujours attacher le cadre et la roue avant, le cadre parce qu’il serait dommage de retrouver votre roue attachée seule sans lui, la roue avant car c’est la plus facile à démonter.
  • Attacher son vélo à un point fixe et arrimé au sol. La majorité des grandes villes et des petites communes proposent de nombreux espaces où attacher son vélo et éviter de se faire voler, autant en profiter. Plus le point d’attache est solide, mieux c’est ! On fera aussi attention à toujours attacher son vélo par le haut du cadre, pour éviter que le sol ne puisse être utilisé comme un appui pour rompre plus facilement la chaîne

 

4. Trouver un emplacement sécurisé.

Il est évident que certains endroits exposeront bien plus votre vélo que d’autre. A choisir :

  • Entre la ruelle sombre en plein centre ville et l’allée lumineuse, la question est vite répondue !
  • L’exposition aux patrouilles de police et aux caméras de surveillance.
  • Rien de mieux qu’un garage ou votre propre logement pour maximiser la sécurité de nuit.

 

5. Sécurité, dissuasion… et prévention !

Parmi les 400 000 vélos par ans, près de 150 000 vélos sont retrouvés chaque année. Pourtant, seulement 3% de ceux ci sont restituables… parce qu’il est impossible d’en retrouver le propriétaire ! C’est pour cela que le gouvernement a décidé la rendue obligatoire du marquage des vélos neufs à partir de 2021.

Un identifiant simple et efficace et qui vous servira surtout à être contacté en cas de vol si jamais votre vélo est retrouvé par un utilisateur ou par la police.

De plus, quand on investi dans u vélo électrique, il est très important aussi de savoir se tourner vers une assurance. Au même titre que les antivols, ce sont des investissements qui à long terme restent dérisoires.

Renseignez-vous au préalable auprès de votre assurance habitation qui couvre peut-être le vol de vélo, et selon certaines conditions.